Au pays des Gaulois, on aime se chamailler et avoir raison sans chercher à le prouver. Dès lors, les porteurs de béret et de baguette sous le bras utilisent des termes venus des quatre coins du monde (voire de nulle part : par exemple, pressing n’existe pas en anglais !) et user leur salive à expliquer ces barbarismes dans un français… parfois lui-même approximatif (dans les LGBTQ, se trouvent les gays et les queers).
Ne serait-il pas plus intelligent, plus économique et plus simple d’utiliser directement un terme « bien de chez nous », à l’instar des Québécois, par exemple ?
Trouver des désignations en français, définir de façon claire les nouvelles notions, et les mettre à la disposition de tous, telle est la mission de la Commission d’enrichissement de la langue française, mise en place depuis 50 ans. Animée par des fonctionnaires chargés de la terminologie et de la langue française, couvrant 12 ministères, la Commission réunit un vaste réseau de près de 400 experts chargés de proposer des termes et des définitions.
Leurs conclusions sont réunies sur le site France Terme avec près de 10 000 termes, du “bon” français qui parle des innovations et des notions nouvelles.
Sur le site, le visiteur trouve la définition exacte et l’équivalent français d’un terme étranger, ces mots sont réunis par domaine – acoustique, activités postales, aérodynamique, aéronautique pour citer les 4 premiers des 77 proposés. Ces termes publiés au Journal officiel sont les seuls opposables aux citoyens dans la communication officielle – ainsi personne n’est censé répondre à un mail (jardin public) mais personne ne peut ignorer un courriel (message électronique).
Le site foisonne d’informations, venues de France et de la francophonie, comme l’illustre la rubrique "autres ressources terminologiques".
De quoi remettre le stylo à sa place, quand il veut prendre celle du cerveau.
Lien : France Terme