Georges Perec, un double anniversaire

Le 06/03/2026 0

Georges Perec, né en mars 1936, le 7, décédé en mars 1982, le 3, avait la fantaisie collée à la peau.

Georges Perec passe sa petite enfance à Ménilmontant. En 1941 un train de la Croix-Rouge l'emmène vers Villard-de-Lans, où il traverse le reste de la guerre avec une partie de sa famille paternelle. Sa mère disparaît en déportation en 1943.
Revenu à Paris en 1945, il est adopté par une tante En 1949, il entame une psychothérapie avec Françoise Dolot. Après hypokhâgne au Lycée Henri-IV, il commence des études d’histoire qu’il abandonne vite, et devient en 1962 documentaliste en neurophysiologie au CNRS.
En 1965, il remporte le Prix Renaudot pour Les choses puis, en 1967 il entre à l’Oulipo. Ses textes suivront en général des contraintes de type oulipienne. De plus, Perec est toujours l’auteur emblématique de l’Oulipo, celui de ses membres dont les ouvrages ont eu le plus de succès.
En 1976 il publie des mots croisés à un rythme hebdomadaire dans le journal Le Point. En 1978, il publie La Vie mode d’emploi et, suite au succès de cette œuvre, il se consacre entièrement à l’écriture.

Ses romans, ses feuilletons connaissent des succès très mitigés ; il produit un film de sa compagne Catherine Binet, écrit les dialogues d’un autre, voyage, donne des conférences, compose des mots croisés avec régularité, publie une longue nouvelle Un Cabinet d’amateur, des poèmes dont La Clôture et un premier tome de pièces de théâtre, resté unique.
Au nombre de ses exercices de style les plus remarquables figurent notamment le roman lipogrammatique de trois cents pages, La Disparition (1969), écrit sans utiliser la lettre "e". Inversant cette contrainte, il écrivit un roman intitulé Les Revenentes, dans lequel il utilise uniquement la voyelle le "e" (les autres voyelles sont absentes). Toutefois, et comme son titre l’indique, le roman est un pastiche des œuvres de Perec lui-même.

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