Georges Courteline, né Georges Victor Marcel est le fils de l’écrivain et auteur de théâtre Joseph Moineaux, connu sous le nom de plume de Jules Moinaux.
Georges Courteline, né à Tours en 1858. À 5 ans, il est abandonné à ses grands-parents et alla jusqu’à renier sa déclaration de naissance pour se déclarer un authentique enfant de la Butte Montmartre.
Courteline écrit souvent à partir de son expérience : son service militaire à Bar-le-Duc lui inspirera quelques-unes de ses célèbres satires ; son emploi à l’Administration des cultes lui permit de prendre pour cible les fonctionnaires. Marié, habitant la rue Lepic, il fréquente l’Auberge du Clou et consomme des « précipités », mélange de Pernod et d’anisette, corrige des articles destinés à L’Écho de Paris, joue aux cartes et se livre à des canulars… Ainsi, il crée le conomètre, un tube de verre gradué dans lequel un compère soufflait plus ou moins fort pour faire monter l’alcool dans le tube. De la sorte chacun, en prenant en main le tube, pouvait connaître son degré de stupidité. Le patron, qui n’était pas au courant de cette supercherie, dut lui aussi passer l’épreuve. Bien entendu l’alcool monta au maximum aspergeant le patron et les clients les plus proches.
Georges Courteline se définit lui-même comme un observateur avisé de la vie quotidienne. Il s’efforce de retranscrire les petites comédies humaines qui l’entourent en pièces d’un acte, contes ou romans. Tout le génie de Courteline est de faire rire le public tout en attirant la sympathie et l’indulgence pour ces personnages si vrais et si humains. Il touche ainsi aux sources vives de la comédie en suivant sa définition dépeindre les mœurs en riant.
La plume de Courteline a la simplicité et la pureté des grands classiques. Il est connu pour ses pièces de théâtre, le roman La paix chez soi (1903), et le recueil de nouvelles Boubouroche (1893). Courteline est élu à l’Académie Goncourt en 1926 et s'éteint le 25 juin 1929. Sur la stèle de sa tombe est inscrit cette épitaphe : J’étais né pour rester jeune et j’ai eu l’avantage de m’en apercevoir le jour où j’ai cessé de l’être.